Expo // Fondation Louis Vuitton : des lumières de Buren à la collection Chtchoukine

Aujourd’hui je vous emmène aux porte de Paris, puisque c’est le bois de Boulogne a été choisi pour abriter un OVNI de l’art contemporain réalisé par Frank Gehry : la Fondation Louis Vuitton. Et coup double puisque j’ai profité des derniers jours de ces deux  expositions emblématiques pour visiter et m’imprégner des lieux.

L’observatoire de la lumière de Daniel Buren

Le style inimitable de Daniel Buren a encore frappé puisqu’il a choisi de faire des douze voiles et 3600 carreaux de verres de la Fondation son terrain de jeu. En effet, l’artiste a recouvert les surfaces vitrées de l’enveloppe extérieure du bâtiment par des filtres colorés et disposés en quinconce. Que l’on soit à l’extérieur, à l’intérieur ou sur les terrasses du bâtiment, on se délecte des jeux de lumières qui se créent sur le sol, les murs, les escaliers ou encore l’eau des bassins. Notre regard se déplace d’une lumière à un autre, d’un élément d’architecture à un autre. C’est une jolie balade colorée à faire de préférence un jour de grand soleil pour profiter pleinement de la visite.

Icônes de l’art moderne. La collection Chtchoukine.

S’il y avait bien une exposition qui me tentait cet hiver, c’était bien celle-là. Intitulé « Icônes de l’art moderne. La collection Chtchoukine.« , l’exposition rend hommage à l’un des plus grands mécènes du début du 20è siècle : Serguei Ivanovitch Chtchoukine (1854/1936) : l’un des plus grands mécènes du début du 20è siècle, et c’est peu de le dire quand on voit les 130 chefs d’œuvres exposés à la fondation Louis Vuitton.

On découvre lors de notre parcours à travers l’exposition cette collection hors normes et fruit du travail d’un amateur d’art passionné : Gauguin, Matisse, Renoir, Monet, Degas, Courbet, Sisley, Picasso… Visionnaire, il pressent dès le début du XXe siècle l’émergence de l’art moderne, et se passionne, au grand dam de ses contemporains, pour le travail des cubistes et des fauves. C’est pour son palais, le palais Troubetskoï que Matisse peint deux œuvres majeures, La Danse et La Musique.

Seule la guerre, qui rompt les échanges postaux entre la France et la Russie, met un coup d’arrêt à sa fièvre collectionneuse. Chtchoukine quittera l’Union Soviétique en 1918 avec sa famille, pour finir ses jours en France, et sa collection sera nationalisée sur ordre de Lénine. Après de multiples rebondissements, les œuvres sont partagées entre le musée Pouchkine à Moscou et le musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg. Aujourd’hui réunies pour le première fois à Paris.

Ce qui est impressionnant c’est de penser que ces tableaux sont les plus représentatifs des peintres français en Russie alors que nous ne les connaissons pas en France. Quel plaisir de découvrir des toiles inédites de Gauguin, de Picasso ou de Degas !


Bref, vous l’aurez compris, je ne saurais que trop vous recommander cette exposition. En revanche, prenez vos précautions : réservez vos billets en ligne pour éviter deux bonnes heures de queue (j’en profite pour faire un coucou à la mamie américaine avec qui j’ai sympathisé dans la queue).

Adresse : Fondation Louis Vuitton, 8 avenue du Mahatma Gandhi, 75116 Paris
Tarif : 16 euros (pour l’exposition Chtchoutkine)

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