PAL // Ma Pile à Lire #1

La librairie, est l’un de mes endroits préférés au monde. Je peux y rester des heures, insatiable, lisant tous les résumés possibles et inimaginables, essayant de ressentir un possible coup de cœur pour tel ou tel livre… ou bien succombant au marketing impitoyable du bellyband « Prix machin-chose de l’année ». J’avoue que j’ai beau travaillé  dans le domaine du marketing, je me fais régulièrement « avoir » par ces effets d’annonce.

Passée la frénésie de la rentrée de septembre, le mois d’octobre est pour moi le moment de m’y remettre et de me faire plaisir à nouveau. Chaque instant dérobé, est dédié à la lecture de quelques pages pour mon plus grand plaisir.

Vous trouverez donc ci-dessous ma liste de livres à lire, il y a de l’actu mais pas que, et je ne sais pas par lequel commencer.

Petit pays, de Gaël Faye (Prix Fnac roman 2016)

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel  voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…

Pourquoi j’ai envie de lire Petit pays, de Gaël Faye

S’il y a bien un livre dont on a entendu parlé dans cette rentrée littéraire de manière positive, c’est bien celui-ci et je dois dire qu’après avoir vu Gaël Faye dans On n’est pas couché, il m’a donné très envie de lire son roman. Parce qu’il traite d’un sujet trop peu évoqué, le génocide rwandais – d’une manière très intime et largement autobiographique. J’espère donc ce sera une lecture éclairante.

Plonger, de Christophe Ono-dit-Biot (Grand Prix du Roman de l’Académie Française 2013, Prix Renaudot des lycéens 2013)

« Ils l’ont retrouvée comme ça. Nue et morte. Sur la plage d’un pays arabe. Avec le sel qui faisait des cristaux sur sa peau. Une provocation. Une invocation. À écrire ce livre, pour toi, mon fils.  » Un homme enquête sur la femme qu’il a passionnément aimée. Elle est partie il y a plusieurs mois, pour une destination inconnue, le laissant seul avec leur petit garçon. Quand le roman s’ouvre, on l’appelle pour lui dire qu’on l’a retrouvée morte, sur une plage, près des vagues, vraisemblablement noyée, dans un pays lointain au paysage minéral qui pourrait être l’Arabie. Elle était artiste, elle s’appelait Paz. Elle était solaire, inquiète, incroyablement douée. Elle étouffait en Europe. Pour son fils, à qui il doit la vérité sur sa mère, il remonte le fil de leur amour – leur rencontre, les débuts puis l’ascension de Paz dans le monde de l’art, la naissance de l’enfant – et essaie d’élucider les raisons qui ont précipité sa fin.

Pourquoi j’ai envie de lire Plonger, de Christophe Ono-dit-Biot

Parce que ce résumé parle à l’éternelle romantique que je suis et que les critiques en parlent comme l’une des plus belles histoires d’amour que la littérature française nous a offert depuis longtemps.

HHhH, de Laurent Binet (Prix Goncourt du premier roman 2010)

A Prague, en 1942, deux hommes doivent en tuer un troisième. C’est l’opération « Anthropoïde »: deux parachutistes tchécoslovaques envoyés par Londres sont chargés d’assassiner Reinhard Heydrich, chef de la Gestapo, chef des services secrets nazis, planificateur de la solution finale, « le bourreau », « la bête blonde », « l’homme le plus dangereux du IIIe Reich ». Heydrich était le chef d’Eichmann et le bras droit d’Himmler, mais chez les SS, on disait : « HHhH ». Himmlers Hirn heiβt Heydrich – le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich. Tous les personnages de ce livre ont existé ou existent encore. Tous les faits relatés ont été vérifiés. Mais derrière les préparatifs de l’attentat, une autre guerre se fait jour, celle que livre la fiction romanesque à la vérité historique. L’auteur, emporté par son sujet, doit résister à la tentation de romancer. Il faut bien, pourtant, mener l’histoire à son terme.

Pourquoi j’ai envie de lire HHhH, de Laurent Binet

S’il y a bien un sujet dont je me méfie c’est bien les livres sur la Seconde Guerre mondiale. Parce qu’on ne sait pas ce qui est vrai ou pas, ce qui est romancé ou ce qui ne l’est pas. Ici, l’auteur annonce clairement la couleur dans le résumé puisque tous les faits relatés sont authentiques auxquels viennent s’ajouter la vision du romancier.

La septième fonction du langage, de Laurent Binet (Prix Interallié 2015, Prix du roman Fnac 2015)

« A Bologne, il couche avec Bianca dans un amphithéâtre du XVIIe et il échappe à un attentat à la bombe. Ici, il manque de se faire poignarder dans une bibliothèque de nuit par un philosophe du langage et il assiste à une scène de levrette plus ou moins mythologique sur une photocopieuse. Il a rencontré Giscard à l’Élysée, a croisé Foucault dans un sauna gay, a participé à une poursuite en voiture à l’issue de laquelle il a échappé à une tentative d’assassinat, a vu un homme en tuer un autre avec un parapluie empoisonné, a découvert une société secrète où on coupe les doigts des perdants, a traversé l’Atlantique pour récupérer un mystérieux document. Il a vécu en quelques mois plus d’événements extraordinaires qu’il aurait pensé en vivre durant toute sa vie. Simon sait reconnaître du romanesque quand il en rencontre. Il repense aux surnuméraires d’Umberto Eco. Il tire sur le joint. »

Le point de départ de ce roman est la mort de Roland Barthes, renversé par une camionnette de blanchisserie le 25 février 1980. L’hypothèse est qu’il s’agit d’un assassinat. Dans les milieux intellectuels et politiques de l’époque, tout le monde est suspect…

Pourquoi j’ai envie de lire La septième fonction du langage, de Laurent Binet

Pour plusieurs raisons, pour l’insolence que représente le fait de s’attaquer à l’un des plus gros penseurs contemporains et pour avoir de plaisir de me plonger dans l’époque de la French Theory (années 70/80).

Profession du père, de Sorj Chalandon (Meilleur roman 2015 Le Parisien/Aujourd’hui en France, Prix du Style 2015)

« Mon père disait qu’il avait été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d’une Église pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu’en 1958. Un jour, il m’a dit que le Général l’avait trahi. Son meilleur ami était devenu son pire ennemi. Alors mon père m’a annoncé qu’il allait tuer de Gaulle. Et il m’a demandé de l’aider.
Je n’avais pas le choix.
C’était un ordre.
J’étais fier.
Mais j’avais peur aussi…
À 13 ans, c’est drôlement lourd un pistolet. »

Pourquoi j’ai envie de lire Profession du père, de Sorj Chalandon

Je crois que j’ai un problème depuis que j’ai lu La Vie devant soi de Romain Gary/Emile Ajar avec les romans autobiographiques racontés par des enfants. C’est quelque chose qui me touche particulièrement, et le résumé annonce de belles émotions en perspective.

Ce que je sais de Vera Candida, de Véronique Ovaldé (Grand Prix des lectrices de Elle 2010, Prix Renaudot des lycéens 2009, Prix France Télévisions 2009)

Quelque part dans une Amérique du Sud imaginaire, trois femmes d’une même lignée semblent promises au même destin : enfanter une fille et ne pouvoir jamais révéler le nom du père. Elles se nomment Rose, Violette et Vera Candida. Elles sont toutes éprises de liberté mais enclines à la mélancolie, téméraires mais sujettes aux fatalités propres à leur sexe. Parmi elles, seule Vera Candida ose penser qu’un destin, cela se brise. Elle fuit l’île de Vatapuna dès sa quinzième année et part pour Lahomeria, où elle rêve d’une vie sans passé. Un certain Itxaga, journaliste à L’Indépendant, va grandement bouleverser cet espoir.

Pourquoi j’ai envie de lire Ce que je sais de Vera Candida, de Véronique Ovaldé

Je crois que c’est l’étrangeté de l’histoire et son exotisme que j’entrevois à travers le résumé qui m’ont poussés à acheter ce bouquin. On en attends rien mais c’est dans ce genre de cas qu’on peut être grandement surpris.

***

Y a-t-il des livres que vous avez particulièrement envie de lire cet automne ?
Connaissez-vous ou avez-vous déjà lu l’un des titres sélectionnés ici ?

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